Aller au contenu
Votre site pro prêt en 10 minutesRéserver
Esthétique & bien-être← Tous les articles

Auto-entrepreneur en coiffure : diplôme, démarches, taux 2026

Oui, on peut être auto-entrepreneur en coiffure : avec un CAP pour coiffer à domicile, avec un BP pour ouvrir un salon, ou avec trois ans d'expérience. En 2026, le statut prélève 21,2 % du chiffre d'affaires en cotisations, plus 0,3 % de formation et, dès la deuxième année, 0,48 % pour la chambre de métiers ; et l'ACRE ne divise plus ce taux par deux depuis le 1er juillet : elle le ramène à 15,9 %.

Youssef AkjoujCo-fondateur de Traxo14 octobre 2026 · 11 min de lecture

Un CAP en poche, cinq ans de salon, et des clientes qui demandent déjà si vous passeriez chez elles le samedi. La micro-entreprise, qu'on appelle toujours auto-entreprise, est la façon la plus simple de dire oui : une inscription gratuite, des cotisations qui suivent ce que vous encaissez, pas de bilan.

Voici ce que les textes demandent pour coiffer à son compte, à domicile ou en salon, les démarches dans l'ordre, les taux de 2026 lus le 12 octobre chez Service Public et à l'Urssaf, et ce qu'il reste d'une année de coupes une fois tout payé.

L'essentiel

  1. Le diplôme dépend du lieu. CAP pour la coiffure à domicile, BP pour un salon, ou trois ans d'expérience attestés par la chambre de métiers.
  2. Le statut ne remplace pas un contrat de travail. Une patronne peut-elle vous demander de passer auto-entrepreneuse pour coiffer dans son salon, à ses horaires ? L'Urssaf répond « Non ».
  3. Comptez 22 % de votre chiffre d'affaires. 21,2 % de cotisations, 0,3 % de formation, 0,48 % de chambre de métiers ; 15,9 % de cotisations avec l'ACRE pour un début d'activité depuis le 1er juillet 2026.
  4. La TVA arrive avant le plafond. Le régime tient jusqu'à 83 600 € de chiffre d'affaires, mais la franchise de TVA s'arrête à 37 500 €.

Peut-on être auto-entrepreneur en coiffure, et avec quel diplôme ?

Oui. L'auto-entreprise est un régime fiscal et social, pas un métier : la coiffure y entre comme toute activité artisanale. Ce qui ne change pas, c'est la qualification exigée par le code de l'artisanat (lu sur Légifrance le 12 octobre 2026). Pour « tout ou partie du métier de coiffeur à domicile », l'article R121-1 demande un CAP, un BEP ou un titre de niveau égal ou supérieur inscrit au RNCP. Pour « tout ou partie du métier de coiffeur en salon », l'article R121-2 demande un brevet professionnel, un brevet de maîtrise ou un titre équivalent. À défaut, l'article R121-3 accepte « une expérience professionnelle de trois années effectives » en France, dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, comme salariée, indépendante ou dirigeante.

La fiche « coiffeur en salon » de Service Public Entreprendre (vérifiée le 21 février 2026) cite le CAP pour un salon comme pour le domicile. Le décret dit BP : c'est lui qui s'applique. Sans aucune de ces conditions, l'exercice est puni de 7 500 € d'amende, et Service Public y ajoute l'usurpation de titre : un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende. Le détail des voies pour un salon, personne qualifiée salariée comprise, est dans notre article ouvrir un salon de coiffure sans BP.

Coiffeuse en auto-entrepreneur : à domicile, en salon ou chez une patronne

À domicile

C'est le cas que l'auto-entreprise sert le mieux : pas de loyer, du matériel qui tient dans un coffre. La fiche « coiffeur à domicile » de Service Public Entreprendre (vérifiée le 21 février 2026) ajoute trois obligations. La carte d'artisan ambulant, demandée à la chambre de métiers, n'est nécessaire que si vous n'avez pas de salon fixe ou travaillez sur la voie publique, et pas si vous coiffez uniquement dans la commune où vous habitez ; sans déclaration, l'amende est de 750 €. Vos tarifs doivent être consultables chez la cliente : au moins dix prestations, vingt si vous coiffez femmes et hommes, prix TTC. Et toute prestation de plus de 25 € donne lieu à une note en deux exemplaires, conservée deux ans.

Dans votre propre salon

Rien n'interdit d'ouvrir un salon en auto-entreprise, à condition d'avoir le BP ou d'employer une personne qui l'a. Mais le régime ne permet pas de déduire vos vraies charges : l'impôt est calculé après un abattement forfaitaire de 50 % pour une activité de services (fiche F23267, vérifiée le 13 mai 2026), et les cotisations sur le chiffre d'affaires entier. Avec un loyer, des bacs et un salarié, ce calcul se retourne vite contre vous. Faites-le avant de signer le bail, avec la méthode de notre business plan d'un salon de coiffure.

Dans le salon de quelqu'un d'autre

C'est la proposition qui revient sur les forums : finir son contrat et revenir le lendemain, mêmes horaires, même fauteuil, en facturant ses heures. À la question « Mon employeur peut-il me demander d'opter pour le statut d'auto-entrepreneur ? », la foire aux questions de l'Urssaf (lue le 12 octobre 2026) répond « Non ». L'auto-entrepreneur doit rester « libre d'accepter ou non les missions », sans horaires ni lieu de travail imposés. Si le salon fixe vos jours, vos prix et vos produits, vous êtes dans le lien de subordination que l'Urssaf exclut ; en cas de doute, l'Urssaf renvoie vers son service de lutte contre le travail dissimulé.

Est-ce que le fait d'intervenir de manière assez régulière dans un salon peut être considéré comme du salarié dissimulé et risquer une requalification en contrat de travail ?

Vie, titulaire d'un CAP coiffure, Forum CommentÇaMarche, 2 mai 2023

Le statut d'auto-entrepreneur, c'est fait pour les entrepreneurs... pas pour les salariés déguisés.

Utilisateur anonyme, à une coiffeuse à qui sa patronne proposait le statut, Forum CommentÇaMarche, 10 octobre 2013

Les démarches pour devenir coiffeur auto-entrepreneur

  1. S'immatriculer en ligne. Sur le Guichet des formalités des entreprises, dans le mois qui précède le début d'activité et au plus tard quinze jours après (F36829). C'est gratuit pour une micro-entreprise artisanale, selon la fiche F23282 (vérifiée le 18 mars 2026). Le dossier comprend une déclaration sur l'honneur de non-condamnation (F36829).
  2. Demander l'ACRE dans les 60 jours. Elle n'est pas automatique : la demande part à l'Urssaf avec ses justificatifs au plus tard 60 jours après le début d'activité déclaré. Sans réponse sous un mois, elle est présumée acceptée.
  3. Choisir, ou non, le versement libératoire. L'impôt est alors payé avec les cotisations, 1,7 % du chiffre d'affaires pour une activité de services. L'option se prend à l'inscription ou dans les trois mois, si le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 29 579 € pour une personne seule (F23267).
  4. Déclarer chaque mois ou chaque trimestre. La première déclaration se fait au plus tôt 90 jours après le début de l'activité, selon la fiche F36232 (vérifiée le 1er janvier 2026) ; zéro euro encaissé, zéro cotisation.
  5. Assurer la voiture en usage professionnel. L'assurance de l'activité, elle, n'est pas obligatoire : « Le coiffeur n'est pas obligé de souscrire une assurance pour son activité », écrit Service Public (F36829), qui rappelle aussitôt qu'il répond des dommages causés chez la cliente, brûlure du cuir chevelu comprise. Le vêtement taché par une coloration figure dans ses exemples.

Cotisations, ACRE, TVA : les taux de 2026

Pour une prestation de services artisanale, la page « L'essentiel du statut » de l'Urssaf (lue le 12 octobre 2026) donne 21,2 % de cotisations sur le chiffre d'affaires encaissé. S'y ajoutent la contribution à la formation professionnelle, 0,3 % pour les artisans, et la taxe pour frais de chambre de métiers, 0,48 % (0,65 % en Alsace, 0,83 % en Moselle), due à partir de la deuxième année et pas quand le chiffre d'affaires de l'avant-dernière année est inférieur à 5 000 €.

L'ACRE a changé au milieu de l'année. Selon la même page de l'Urssaf, un début d'activité jusqu'au 30 juin 2026 avait droit à 10,6 % ; à compter du 1er juillet 2026, c'est 15,9 %, soit 75 % du taux normal, une exonération de 25 % et non plus de moitié (fiche F11677, vérifiée le 1er juillet 2026). Il s'applique jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit celui du début d'activité. Les guides qui promettent encore « 50 % » parlent d'une installation d'avant juillet.

Deux seuils, enfin. Le régime micro tient tant que le chiffre d'affaires de services ne dépasse pas 83 600 € deux années de suite (F23267). La franchise de TVA s'arrête bien avant : 37 500 € sur l'année précédente, 41 250 € sur l'année en cours, et la fiche F21746 (vérifiée le 1er janvier 2026) précise que le seuil unique de 25 000 € envisagé en 2025 a été abandonné. Tant que vous êtes en franchise, vos factures portent « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». La CFE, l'impôt local des entreprises, n'est pas due l'année de la création, et sa base est réduite de moitié l'année suivante (fiche F23547, vérifiée le 2 avril 2026).

Exemple : ce qu'il reste d'une année de coiffure à domicile

Léa a un CAP et coiffe à domicile. Nos hypothèses, à refaire avec vos chiffres : 20 prestations par semaine à 35 € en moyenne, 46 semaines travaillées. Cela fait 700 € par semaine et 32 200 € de chiffre d'affaires sur l'année (20 × 35 × 46).

Sur une année pleine, sans ACRE et une fois la taxe de chambre de métiers due : 6 826,40 € de cotisations (21,2 %), 96,60 € de formation (0,3 %), 154,56 € de chambre de métiers (0,48 %). Il reste 25 122,44 €, soit 2 093,54 € par mois, avant les produits, l'essence, l'assurance, la CFE et l'impôt sur le revenu, qu'aucun de ces taux ne couvre. Avec le versement libératoire, l'impôt serait de 547,40 € (1,7 %).

Léa, coiffeuse à domicile : une année pleine en auto-entrepriseLéa, coiffeuse à domicile : une année pleine en auto-entreprise. Chiffre d'affaires : 32 200 € ; Cotisations sociales (21,2 %) : 6 826 € ; Formation et chambre de métiers (0,78 %) : 251 € ; Reste avant frais et impôt : 25 122 €.Chiffre d'affaires32 200 €Cotisations sociales (21,2 %)6 826 €Formation et chambre de métiers (0,78 %)251 €Reste avant frais et impôt25 122 €
Léa, coiffeuse à domicile : une année pleine en auto-entreprise Hypothèses de l'exemple : 20 prestations par semaine à 35 €, 46 semaines, sans ACRE. Taux Urssaf lus le 12/10/2026, montants arrondis à l'euro.

Si Léa démarre le 3 novembre 2026 avec l'ACRE, elle paie 15,9 % jusqu'au 30 septembre 2027 : calculé sur une année entière à ce taux, 5 119,80 € au lieu de 6 826,40 €, soit 1 706,60 € de moins. Installée avant juillet, elle aurait payé 10,6 %, donc 3 413,20 €. Démarrer le 1er janvier 2027 lui aurait donné douze mois pleins à 15,9 %, jusqu'au 31 décembre 2027 : Service Public conseille de commencer en début de trimestre civil (F11677).

Le vrai seuil à surveiller est la TVA. À 22 prestations par semaine, Léa encaisse 35 420 € : elle reste en franchise. À 24, elle passe à 38 640 €, au-dessus de 37 500 € : la TVA s'applique au 1er janvier suivant. À 26, 41 860 € dépassent 41 250 €, et la TVA est due dès le jour du dépassement. Quatre prestations de plus par semaine, et Léa doit choisir : relever ses prix de 20 %, ou les garder et reverser à l'État un sixième de chaque encaissement.

Trouver ses premières clientes

À domicile, la clientèle vient d'abord du bouche-à-oreille, puis de Google : une recherche « coiffeuse à domicile » suivie du nom de la ville. Trois choses aident vraiment. Une fiche Google à votre nom, avec votre zone de déplacement et des photos de vos coupes. Des prix affichés en ligne, puisque vous devez de toute façon les tenir à disposition. Et un moyen de réserver sans vous appeler pendant que vous avez les mains dans une couleur. Ce que doit montrer la page d'une coiffeuse est détaillé dans notre guide du site web de coiffeur ; pour le nom, le générateur de noms de salon de coiffure en propose des dizaines, avec la vérification à faire avant de l'adopter.

Ce que Traxo fait, et ce qu'il ne fait pas

Ce qu'il fait. Traxo s'occupe de remplir l'agenda : un site à votre nom optimisé pour Google, la réservation en ligne jour et nuit reliée à votre calendrier, le paiement à la réservation (prestation entière ou acompte, 3 % HT par encaissement) et les fiches clients. C'est la formule Starter, 40 € HT par mois en formule annuelle, 50 € HT au mois sans engagement, avec un compte par personne jusqu'à six. La formule Pro, 80 € HT par mois à l'année ou 100 € HT au mois, ajoute la fiche Google tenue à jour, la fidélité à points et les cartes cadeaux. Le détail est sur la page tarifs et sur notre page coiffeurs.

Ce qu'il ne fait pas. Traxo ne fait ni votre immatriculation, ni vos déclarations à l'Urssaf, ni votre comptabilité, et ne vérifie pas votre diplôme. Pas de caisse ni de terminal, pas de gestion de stock, pas de place de marché, pas de période d'essai. En micro-entreprise, son abonnement ne se déduit pas plus qu'une autre dépense : c'est l'abattement forfaitaire qui couvre vos frais. Si vous résiliez, le site et le domaine s'arrêtent avec l'abonnement, et votre fichier clients vous est rendu sur demande sous 30 jours avant d'être supprimé.

Questions fréquentes

Peut-on être coiffeuse en auto-entrepreneur sans diplôme ?

Seulement avec trois années effectives d'expérience dans le métier, en France, dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen, que la chambre de métiers peut attester (article R121-3 du code de l'artisanat). Sans diplôme ni expérience, l'exercice est puni de 7 500 € d'amende.

Peut-on ouvrir un salon de coiffure en auto-entrepreneur ?

Oui, avec un BP, un brevet de maîtrise, trois ans d'expérience dans le métier, ou une personne qualifiée qui contrôle le salon. Mais les charges réelles d'un salon ne se déduisent pas en micro-entreprise : faites le calcul avec votre loyer avant de choisir le régime.

L'assurance est-elle obligatoire pour un coiffeur auto-entrepreneur ?

Pas pour l'activité, selon Service Public, mais le véhicule utilisé pour aller chez les clientes doit être assuré en usage professionnel. Une responsabilité civile professionnelle reste prudente : vous répondez des dommages causés chez la cliente.

L'ACRE est-elle automatique ?

Non. Il faut la demander à l'Urssaf dans les 60 jours qui suivent le début d'activité, en justifiant d'un des cas prévus (demandeur d'emploi indemnisé, 18 à 25 ans, bénéficiaire du RSA, notamment), et ne pas en avoir bénéficié dans les trois années précédentes.

À partir de quel chiffre d'affaires faut-il facturer la TVA ?

Au-delà de 37 500 € de prestations sur l'année civile, la TVA s'applique au 1er janvier suivant ; au-delà de 41 250 € sur l'année en cours, dès le jour du dépassement. Le plafond de 83 600 € ne concerne que le régime micro, pas la TVA.

Le statut est prêt. Remplissez l'agenda.

Un site à votre nom avec vos prestations, leurs durées et leurs prix, la réservation en ligne jour et nuit et le paiement à la réservation, acompte ou prestation entière : 40 € HT par mois en formule annuelle, 50 € HT au mois sans engagement. Avec Pro, le programme de fidélité et les cartes cadeaux en plus.

Créer mon site

Vous préférez en parler d'abord ? 07 80 98 20 43 — une vraie personne, du lundi au samedi. Nous travaillons à distance partout en France, et nous nous déplaçons quand le projet le demande.

Youssef Akjouj — co-fondateur de Traxo. Je passe mes journées à chiffrer des projets avec des commerçants et des artisans, et à leur expliquer ce qu'ils n'ont pas besoin de payer.

Sources

Code de l'artisanat, art. R121-1 à R121-3 (Légifrance, version en vigueur, lus le 12/10/2026) · Service Public Entreprendre, fiches F36829 (vérifiée le 21/02/2026), F39127 (21/02/2026), F23267 (13/05/2026), F36232 (01/01/2026), F11677 (01/07/2026), F21746 (01/01/2026), F23547 (02/04/2026) et F23282 (18/03/2026), lues le 12/10/2026 · Urssaf, autoentrepreneur.urssaf.fr, « L'essentiel du statut » et « Questions fréquentes », lus le 12/10/2026 · Forum CommentÇaMarche, 10/10/2013 et 02/05/2023. Les 20 prestations par semaine à 35 € et les 46 semaines de l'exemple sont des hypothèses. Prix Traxo conformes à /tarifs, hors taxes.

À lire ensuite